Une expatriation modifie souvent l’équilibre patrimonial : fiscalité, protection sociale, accès au crédit, placements disponibles et règles de transmission peuvent évoluer. La première erreur consiste à gérer séparément chaque produit sans regarder l’ensemble.
1. Commencez par votre résidence fiscale
La fiscalité dépend du pays de résidence, du type de revenu, de la convention fiscale applicable et de la nature des actifs détenus. Deux expatriés disposant du même patrimoine peuvent donc avoir des conséquences fiscales très différentes.
2. Les revenus immobiliers français restent un sujet spécifique
Un non-résident qui conserve des biens en France reste susceptible d’être imposé en France sur ses revenus immobiliers et certaines plus-values. Les prélèvements sociaux applicables peuvent varier selon le pays d’affiliation sociale.
3. Assurance-vie : attention au pays de résidence
Une assurance-vie française peut rester pertinente pour un non-résident, mais la fiscalité des rachats et les possibilités de souscription dépendent notamment du pays de résidence et des politiques de l’assureur. Les conventions fiscales peuvent également modifier le traitement final.
4. Le crédit devient souvent plus compliqué
Les banques appliquent généralement des critères plus stricts aux non-résidents. Revenus en devises, pays d’emploi, apport, nature du projet et garanties demandées doivent être anticipés suffisamment tôt.
5. Préparez aussi le retour
Un retour en France peut modifier la fiscalité et l’intérêt de certains placements. Il est souvent utile de préparer plusieurs mois à l’avance les arbitrages éventuels afin d’éviter de prendre des décisions dans l’urgence.
Ce qu’il faut retenir
Le patrimoine d’un expatrié doit être pensé de manière transfrontalière : pays de résidence, actifs français, devise, fiscalité, transmission et projets de retour doivent être coordonnés.
Nous pouvons faire le point sur la cohérence de vos investissements français avec votre situation internationale.
Sources officielles
- impots.gouv.fr — rubrique internationale des particuliers et fiscalité des non-résidents.